Pour apprécier cet effet levier, il faut donc comparer d’un côté le taux d’intérêt de l’emprunt et de l’autre le taux de rendement de l’acquisition. Du côté des taux d’intérêt, rappelons que même si les taux ont bondi en quelques mois pour atteindre les niveaux de 2008, la majorité des analystes s’accorde à dire que cette période de hausse pourrait toucher à sa fin.
La question est donc de savoir si les taux actuels sont ou non attractifs. Quel que soit son niveau, lorsque le taux d’emprunt est inférieur au taux de l’inflation, ce qui est le cas actuellement, le taux réel est alors extrêmement favorable puisque négatif. Ce taux réel se calcule de la façon suivante : taux réel = taux d’intérêt nominal - taux d’inflation. Ainsi, dans cette séquence inflationniste, il est particulièrement attractif d’acheter de l’immobilier, d’autant plus qu’en France les dettes sont généralement contractées à taux fixe. Dès lors, le taux est figé et ne pourra jamais monter, alors qu’il sera toujours possible de le renégocier à la baisse si les taux venaient à rebaisser ou encore de faire racheter son emprunt par un autre établissement prêteur, ce qui est d’ailleurs une particularité offerte par le droit français en plafonnant le montant des indemnités de remboursement des crédits relevant du Code de la consommation. Aussi, plus la dette aura été contractée sur une durée longue, plus son poids budgétaire relatif va baisser dans le temps. Car en période inflationniste les revenus comme les loyers augmentent. Ainsi la mensualité ne bouge pas quand l’environnement de l’investisseur évolue en même temps que l’inflation.
L’adage veut que ce soit l’inflation qui rembourse la dette et donc qui finance l’acquisition.